Les méthodes de contraception naturelles

La contraception est une problématique à laquelle toutes les femmes (ou presque) sont confrontées. Mais pour reprendre l’histoire dans le bon sens, avant de parler de contraception, c’est sur notre fécondité qu’il faut s’attarder !

Actuellement de nombreuses jeunes filles prennent la pilule dès leurs premières règles et parfois pour des raisons n’ayant rien à voir avec la sexualité (comme l’acné ou la pratique d’un sport) puis, le temps passe et la crainte d’arrêter s’installe. Les femmes finissent souvent par se sentir emprisonnées dans un système sans disposer d’informations complètes et rationnelles d’autant que la pilule est chargé de symboles et fantasmes (progrès social, libération de la femme, sexualité libre …).

A côté de cela la méconnaissance de la plupart des femmes du fonctionnement de leur propre corps n’aide pas à se défaire d’une méthode radicale, chimique et hormonale.
L’objectif d’une contraception naturelle est de rester maître de sa fécondité en respectant l’harmonie de son corps, ce type de méthodes n’intervient pas sur le bon fonctionnement des ovaires. N’est-ce pas vraiment plus raisonnable de vivre avec sa fertilité plutôt que de se stériliser, même temporairement ?

Se tourner vers une contraception naturelle c’est faire le choix de l’autonomie et de la liberté.
Je vous invite donc à découvrir quelle méthode de contraception naturelle je pratique depuis des années, et sans loupé !


Parmi les méthodes dites naturelles c’est à dire sans hormones ni chimie, il faut distinguer celles qui fonctionnent sur un principe mécanique (I), comportemental (II) ou sur l’observation et la déduction statistique (III). Enfin, nous verrons que la meilleure solution est souvent une combinaison de ses méthodes (IV).
I Les méthodes mécaniques
Le principe est soit de poser une barrière empêchant la fécondation (A), soit d’empêcher la nidification, c’est à dire la fixation de l’œuf fécondé dans l’utérus (B).
A La méthode barrière la plus connue est le préservatif. On peut rechigner à l’utiliser au sein de son couple car il souvent associé à la prévention de la transmission des MST (maladies sexuellement transmissibles) mais il empêche aussi la conception !
Le diaphragme est bien plus confidentiel et son efficacité anticonceptionnelle est identique. Il s’agit d’une fine membrane de silicone tendue au centre d’un anneau à mémoire de forme que l’on place au fond du vagin pour couvrir hermétiquement le col de l’utérus.

Le diaphragme doit être installé avant le rapport sexuel et retiré environ 8 heures après ; sa pose et son retrait sont plus simples que ceux d’une coupe menstruelle et il est totalement insoupçonnable par les partenaires.

Le diaphragme.
B Le stérilet que l’on appelle aussi DIU (dispositif intra-utérin) est, comme son nom l’indique, un dispositif installé dans l’utérus aux fins d’empêcher la nidification puis le développement de l’œuf fécondé. La version sans hormone du stérilet est en cuivre, un métal sain et d’une totale innocuité.
Cependant, le stérilet, s’il n’entrave pas le fonctionnement des ovaires, n’est pas une option de liberté puisqu’il doit être installé et retiré par une sage-femme ou un médecin.
En sus, je ne peux pas vraiment vanter ses avantages ayant été victime d’une perforation de l’utérus il y a quelques années, accident très rare et très douloureux (1 cas pour 10.000).
En sus de cela, mon médecin anthroposophe a attiré mon attention sur le fait que le stérilet agirait comme une petite antenne réceptrice attirant les ondes électro-magnétiques au creux de notre utérus. Cela n’avait aucune incidence il y a encore 20 ans mais n’est peut être pas si sain dans l’environnement qui est le notre maintenant.
II Les méthodes comportementales
Là encore, point de grandes nouveautés ! L’abstinence est une méthode 100% fiable, le coït interrompu ou évité a l’avantage de sensibiliser le partenaire masculin à la problématique (A), quant à l’allaitement il est contraceptif dans certaines situations (B).
Le taux d’échec du coït interrompu est de 4 à 25 % sur un an lorsqu’il est le seul moyen de contraception mis en œuvre. Même si certains hommes parviennent très bien à contrôler leur éjaculation, ça reste un moyen assez peu fiable et la séparation brutale des partenaires n’est jamais très sympa.
On dit parfois que l’allaitement est contraceptif, c’est vrai, mais uniquement dans un cas de figure bien délimité :
– Le bébé doit avoir moins de 6 mois,
– Le retour de couche ne doit pas être intervenu,
– L’allaitement doit être exclusif, c’est à dire que ni eau, ni aliment ne complètent le lait maternel,
– L’ensemble des besoins de succions du bébé doivent comblés par le sein ( = pas de tétine),
– L’intervalle entre les tétés ne doit jamais dépasser 6 heures.
Lorsque tous ces critères sont remplis, nous sommes dans le cadre de la MAMA (méthode de l’Allaitement Maternel et Aménorrhée), mais si un seul des 5 manque, l’allaitement ne sera plus contraceptif.
III Les méthodes d’observation et de déduction statistique
La contraception naturelle repose sur la connaissance des périodes fertiles et infertiles, notre corps nous fournissant nombreux signes fiables et certains sur lesquels s’appuyer pour connaitre ces périodes : la glaire cervicale (A), le col de l’utérus (B), la température ( C ). D’autres signaux d’appréciation plus personnelle peuvent être pris en compte comme le désir, l’appétit, l’énergie ou le moral … (D)
En parallèle, la déduction statistique permet dans certains cas de se projeter ce qui simplifie la vie (E).
Suite de l’article sur : commeungardon.blogspot.fr

Emmanuel Goldstein

"Bien que Goldstein fût haï et méprisé par tout le monde, bien que tous les jours et un millier de fois par jour, sur les estrades, aux télécrans, dans les journaux, dans les livres, ses théories fussent réfutées, écrasées, ridiculisées, que leur pitoyable sottise fût exposée aux regards de tous, en dépit de tout cela, son influence ne semblait jamais diminuer. Il y avait toujours de nouvelles dupes qui attendaient d’être séduites par lui. Pas un jour ne se passait sans que des espions et des saboteurs à ses ordres ne fussent démasqués par la Police de la Pensée." George Orwell - 1984

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